vendredi 19 mars 2010

Le danger est partout

Ce peut être un ami, un membre de la famille, ou même votre assureur. Laissez votre progéniture entre les mains de parfaits inconnus n'est pas toujours la pire éventualité. N'oubliez pas, le danger est partout.

mercredi 17 mars 2010

Blues hivernal




La misère et la souffrance du monde te dépriment ? Tourne le dos à ta télévision.

CPE - Poupon qui tousse



Conseil du jour: lavez-vous les mains après avoir touché un enfant morveux ou un poupon qui tousse, surtout si vous être vieux et faible. Votre survie en dépend.
http://sites.google.com/site/lepetittotalillustre/

mardi 16 mars 2010

Le village des hallalis, épisode II: Les Huiles Sus Scrofa Junior – Info Pub


Le village des hallalis, épisode II: Les Huiles Sus Scrofa Junior – Info Pub.


Dans cet épisode, Dexter, le prêtre de notre bien-aimé prophète Sus Scrofa, fait la démonstration des huiles Sus Scrofa Junior.

Visionnez les autres épisodes de la série:
http://sites.google.com/site/lesfilmsanimalierstotal/les-films-total

dimanche 14 mars 2010

ENTROPIA

Le parc d'attractions Entropia a ouvert ses portes le vendredi 12 mars dernier, lors de la fête de Moloch. Votre enfant appréciera grandement les manèges et jeux de simulation offrant d'une expérience simulée de la mort et de la désorganisation de l'univers. Seul au milieu d'un environnement glacial, il pourra goûter à des sensations inédites. 

Des coupons rabais sont disponibles sur les étiquettes des boissons gazeuses Cy-GÜ.  

jeudi 11 mars 2010

Les ouvriers de la fabrique de Repentigny

Ci-dessus: les ouvriers de la fabrique de Repentigny.

Réjouis par la fin imminente de leur rude journée de labeur, ils tendent à adopter des comportement dangereux pour leur santé ou leur intégrité physique. Les risques de blessure au travail sont partout et guettent les salariés négligents ou distraits, c’est pourquoi ils doivent demeurer vigilants.

Des déchets préoccupants














La gestion des déchets inquiète de plus en plus les environnementalistes.
Des solutions à cet inquiétant problème sont recherchées à l'échelle planétaire.

mercredi 10 mars 2010

SUS SCROFA, naissance et révélation du Prophète

Quelques semaines avant Pâques...
visionnez le film SUS SCROFA, naissance et révélation du Prophète, une production TOTAL. Suivez le parcours gastronomico-spirituel du divin SUS SCROFA, ses doutes et ses remises en question, jusqu’à son ultime illumination.


lundi 1 mars 2010

Communication - quelques écoles

Introduction


La notion de communication est très large et nous n’avons pas la prétention d’en épuiser les multiples significations dans cet article. Cependant, en considérant les diverses théories qui se sont proposées d’étudier le phénomène de la communication dans les cinquante dernières années, on constate deux faits. D’une part, il semble y avoir une définition consensuelle de la communication, d’ordre général et technique. D’autre part, la notion de communication, lorsqu’elle est définie de façon plus détaillée par les tenants de ces théories, se voit porteuse de leur vision paradigmatique respective.

Nous nous proposons, dans un premier temps, de définir la notion de communication selon son acceptation générale et, dans un second temps, de rendre compte d’un nombre de définitions propres aux principales approches de la communication. L’objectif de cet article est d’ordre informatif. Nous ne comptons pas provoquer l’adhésion du lecteur à un quelconque paradigme, mais cherchons simplement à lui fournir une vision générale des multiples conceptions qui se rattachent à la communication.



1. Définition générale de la notion de communication

Ici, c’est à la communication humaine que nous nous intéressons. Elle peut se faire directement, de personne à personne, ou indirectement, par le biais d’un média. Nous la définissons comme suit : la communication est le fait ou l’action de transmettre de l’information ou un message. Cette notion nécessite l’adjonction d’une série d’éléments qu’il convient d’étudier lorsque l’on prend la communication comme objet d’étude.

Le premier élément est la dyade formée par l’émetteur et le récepteur du message. Le récepteur peut être un individu précis, tout comme il peut être pris dans le sens d’une masse indistincte. Par exemple, un ensemble des téléspectateurs regardant la même émission en même temps.

Le second élément est le processus de la communication, c’est-à-dire le cheminement ou le réseau qu’emprunte l’information transmise par le biais de la communication.

Le troisième élément est le message communiqué. Il se définit comme un ensemble de signes porteurs d’informations.

Le quatrième élément est le moyen de communication, soit le média employé lors de la transmission de l’information. Il peut s’agir d’un média naturel, tel que la parole ou le geste, mais il peut également s’agir de moyens technologiques, comme la radio, la télévision ou l’ordinateur.

Le cinquième élément à considérer est le contexte. D’une part, il y a le contexte dans lequel se déroule une communication particulière, qui détermine la signification du message (une même phrase peut avoir un sens différent selon qu’elle est énoncée, par exemple, dans un restaurant ou dans une église). D’autre part, il y a le contexte social dans lequel sont ancrés les médias et les acteurs qui participent à la communication. Prenons l’exemple de deux employés qui discutent dans la cafeteria d’une entreprise : ils ne tiendront pas les mêmes propos s’ils sont du même niveau hiérarchique que s’ils ont un rapport de type subordonné-supérieur. Prenons un autre exemple : un journal politiquement à gauche ne couvrira pas une campagne électorale de la même manière qu’un journal de droite.



2. L’approche psychologique contre l’approche sociologique

2.1 Le modèle stimulus-réponse

Le modèle stimulus-réponse, apparu dans les années 20 et 30, influence encore, de nos jours, la vision que le public a des médias. Il considère que les médias émettent des stimuli (des messages) qui entraînent une réponse invariable et prévue par les émetteurs de la part des récepteurs. Ce modèle s’applique essentiellement à la communication de masse, c’est-à-dire aux médias qui diffusent, à partir d’un point central et dans une direction unilatérale, le même message à une multitude de récepteurs. C’est le cas, par exemple, de la télévision et de la radio. Ainsi, la notion de communication se définit comme une relation inégale entre des médias aux effets puissants et des individus vulnérables qui réagissent selon le bon vouloir des émetteurs. Selon ce modèle, une publicité de Coca-cola provoquerait le réflexe conditionné, de la part de celui qui la regarde, d’acheter une boisson de marque Coca-cola.



2.2 Le fonctionnalisme

Dans les années 40, des chercheurs en sociologie ont remis en question le modèle stimulus-réponse en constatant que la perception des messages véhiculés par les médias variait d’un individu à l’autre, ce qui s’expliquait par l’influence de facteurs sociologiques intervenant entre le stimulus et la réponse (par exemple, l’âge, le sexe et la profession de l’individu). C’est dans ce contexte que les fonctionnalistes sont intervenus. Leurs théories trouvent encore, aujourd’hui, un large écho chez bon nombre de chercheurs en communication.



Selon le modèle « Two-step flow », les fonctionnalistes considèrent que la communication personnelle est plus efficace que la communication mass-médiatique et que les individus se conforment aux opinions de leur groupe d’appartenance, car ils en partagent les valeurs et les idées. Les médias ne font que renforcer les opinions des individus, car ces derniers sélectionnent les contenus qui véhiculent des idées conformes aux leurs. De plus, les messages médiatiques arrivent indirectement à destination des individus, car ils sont relayés par des leaders d’opinion. Le leader d’opinion est celui qui, fortement exposé aux médias, en infléchit les messages selon les valeurs qu’il partage avec les membres de son groupe d’appartenance.



Un autre modèle fonctionnaliste est celui des usages gratifiants, selon lequel les médias ne sont consommés par le public que s’ils offrent un contenu qui corresponde à leurs valeurs culturelles. Cela signifie que les besoins sociaux des individus déterminent quels contenus sont véhiculés par les médias. Ces contenus contribuent donc à renforcer des valeurs préexistantes.



Les fonctionnalistes s’intéressent principalement aux réseaux qu’empruntent les messages et aux obstacles qui peuvent nuire à leur acheminement. Le leader d’opinion est, à ce titre, un obstacle entre l’information diffusée par les médias et le public qu’il cherche à joindre, de même que les facteurs sociologiques du public et leurs valeurs, qui favorisent tel type de contenu plutôt qu’un autre. L’élimination des obstacles à la communication favorise l’équilibre des organisations en général et de la société en particulier. En effet, les fonctionnalistes considèrent les organisations comme des systèmes dans lesquels chaque partie (les humains ou les groupes au sein de la société) est en interrelation et en état d’interdépendance avec les autres parties. La communication est donc l’élément qui permet le bon fonctionnement du système, puisque l’absence de communication entre deux parties provoque un blocage qui paralyse le système en entier. À ce titre, on peut définir la communication comme un principe régulateur permettant à la société de trouver son équilibre et de se perpétuer. Le modèle des usages gratifiants rend également compte de ce phénomène de régulation, puisqu’en ne sélectionnant que les messages correspondant à leurs valeurs, les individus contribuent à faire de la communication un outil au service du statu quo, préservant la société de tout bouleversement rapide qui provoquerait son déséquilibre.

4. Le contexte des communications

4.1 L’école critique des communications

L’école critique est née d’une opposition aux théories dominantes des communications, dont le fonctionnalisme et le modèle du stimulus-réponse. Elle considère que les communications - en particulier la communication médiatique, mais c’est également valable pour la communication organisationnelle - doivent être étudiées en tant que phénomène global ancré dans la société, en considération des contextes historique, politique, économique, social et culturel au sein desquels il se déploie. Selon cette école, les individus n’absorbent pas les contenus des messages véhiculés par la communication tels qu’ils se présentent, en accord avec la signification que leur donne l’émetteur, mais ils les interprètent à leur manière, en considération de facteurs sociaux et psychologiques qui varient d’une personne à l’autre.

L’école critique s’appuie sur une analyse marxiste des communications. Elle appréhende les médias comme des entreprises capitalistes, lesquelles sont mues par le profit et se placent au service de l’idéologie capitaliste qu’elles légitiment. Les médias défendent les intérêts de la classe dirigeante au détriment de la classe ouvrière. Au sein des entreprises, la communication recèle des mécanismes verbaux favorisant la domination et la perpétuation du pouvoir exercé par la classe dirigeante sur ses subordonnés. Dans les médias et dans l’ensemble des entreprises, la communication est le véhicule de l’idéologie dominante et se trouve au cœur des messages de manière implicite. C’est dans le but d’isoler les contenus idéologiques de la communication qu’il faut faire appel au contexte, car le contexte illustre la dynamique de la lutte des classes et révèle les acteurs à qui profitent les messages.

L’école critique s’appuie également sur des concepts de l’école de Francfort, elle-même marxienne. Elle considère que les médias sont des constructions sociales déterminées par les valeurs, les goûts et l’idéologie de ses dirigeants, de ses gestionnaires et de ses producteurs. Ces constructions ont donc un impact sur les représentations sociales du public, surtout lorsque l’on considère que les médias prennent part à la socialisation des individus. Selon la perspective critique, l’économie n’est pas l’unique moteur des changements sociaux, car la culture en est elle aussi responsable. À ce titre, l’industrie culturelle massifie et transforme en simple marchandise la culture. Les contenus qu’elle véhicule, loin d’être subversifs, renforcent le statu quo, de manière à préserver l’organisation capitaliste de la société.

La communication, telle que définie par l’école critique, est donc un instrument de pouvoir et de domination qu’il faut replacer dans son contexte d’énonciation.

4.2 L’école interprétative

L’école interprétative s’intéresse à la façon dont les individus construisent la réalité sociale dans laquelle ils vivent et comment ils l’interprètent à travers les significations et les symboles qu’ils emploient et les comportements qu’ils adoptent. Les interprétations sont fondamentalement subjectives et, de ce fait, varient d’un individu à l’autre. Dans certaines situations, elles peuvent faire consensus. Pour en arriver à ce consensus, il faut que les acteurs engagés dans un processus de communication partagent des actions et des événements communs. En bref, il faut que le partage des significations s’inscrive dans un même contexte.

L’école interprétative s’intéresse à la culture partagée par les divers acteurs d’une organisation (que ce soit une entreprise ou un groupe social). La notion de culture renvoie à ce sur quoi repose la construction sociale partagée par ces acteurs, soit des histoires, des blagues, des mythes, etc. Ainsi, la culture repose essentiellement sur des éléments communicationnels et détermine la qualité de vie des membres d’une organisation.

Une telle approche peut s’appliquer aux médias, puisque les contenus que ceux-ci véhiculent sont déterminés par des individus qui interprètent la réalité sur une base subjective. Ces contenus sont des constructions sociales qui, lorsqu’ils sont diffusés massivement, contribuent au partage d’une culture commune au sein d’une société. La communication est donc génératrice de culture, de significations partagées.



Conclusion

Nous avons vu, à travers les multiples définitions que nous avons présentées, que la notion de communication est polysémique et mouvante. Au-delà d’une définition générale consensuelle, ces définitions sont le fruit de visions paradigmatiques diverses et, par le fait même, sont porteuses de l’idéologie des chercheurs qui les ont élaborées. Dans tous les cas, ces définitions démontrent la centralité de la communication dans notre société.

En présentant ces quelques écoles de pensée qui œuvrent dans le domaine de la communication depuis plus de cinquante ans, nous avons tenté d’offrir une vision claire de la notion de communication et nous espérons qu’elle guidera efficacement les personnes intéressées à approfondir le sujet.

mercredi 3 février 2010

L’HOMME QUI RIT: Le nouvel album de David & son poche = HAINE est sorti !

L’HOMME QUI RIT: Le nouvel album de David & son poche = HAINE est sorti !



La vie du chanteur David & son poche = HAINE n'a pas toujours été rose. Une calvitie précoce, une vasectomie ratée et une manie obsessionnelle pour le kitsch l'ont mainte fois conduit à se faire interner. S'il se porte mieux aujourd'hui, ce n'est pas sans séquelles: une sensibilité exacerbée et l'âme à fleur de peau. On comprend, dès lors, la gamme de sentiments qui traversent son oeuvre musicale.

L'HOMME QUI RIT est le troisième album de David & son poche = HAINE. Lors de la sortie de son premier album, en 2002, la musique de centre d'achat ne connaissait pas le succès qu'elle peut avoir aujourd'hui. Mais cela n'a pas empêché notre brillant compositeur de s'accrocher à son rêve et de devenir la star que nous connaissons aujourd'hui.



Lorsque nous avons demandé à David & son poche = HAINE ce qui l'avait engagé dans la musique d'ambiance, il nous a répondu, de sa voix éthérée:

- J'étais seul au milieu de mon salon. Nu, je méditais, le sexe enveloppé dans une tranche de pastrami. Soudain, un son clair résonna dans ma tête avec violence. Je succombai. À mon réveil, je me trouvais dans un centre commercial. Une lumière douce nimbait le tout. Le plafond s'eventra et je vis la plus sensationnelle scène de ma vie. Tout était musique ! Cette scène, c'est l'idée que je me fais du ciel et des anges qui l'habitent.

mardi 2 février 2010

L’industrie de la pornographie




L’industrie de la pornographie

 
Avec l’avènement d’Internet et de technologies de production médiatique peu coûteux, la pornographie, qui était un phénomène marginal jusqu’à la fin des années 1960, emprunte aujourd’hui les canaux de communication des médias de masse. Dans le cadre de cet essai, nous aborderons le phénomène de la pornographie selon une approche critique de l’analyse des médias. Nous verrons comment la pornographie s’est transformée au cours de son processus de massification et quelles sont les formes d’idéologie qu’elle véhicule. Nous considérerons également les effets sociaux qu’elle engendre.

Avant sa massification, la pornographie pouvait provenir d’artistes et d’écrivains célèbres, représentants d’une culture dite « sérieuse ». Mentionnons, par exemple, Théophile Gauthier, Pierre Louÿs, Guillaume Apollinaire, Gregory Corso, Jack Kerouac, Henry Miller et Anaïs Nin. Certains ouvrages ont été qualifiés de pornographiques à leur parution parce qu’ils dérogeaient à ce que le public et l’idéologie dominante considéraient comme conforme aux bonnes mœurs, auquel cas la pornographie s’insérait dans le cadre plus large de la lutte idéologique qui opposait les éléments progressistes de la société à ceux de la réaction. À ce titre, mentionnons l’exemple de l’Origine du monde, de Gustave Courbet. La toile, peinte en 1866, remettait en question, par une représentation réaliste - pour ne pas dire crue - du bas-ventre d’une femme, l’hypocrisie bourgeoise des nus idéalisés des peintres académiques de l’époque. Enfin, le phénomène de la pornographie pouvait revêtir un caractère subversif en tant que fruit de l’art populaire, à l’image des Eight Pagers.

Les Eight Pagers sont des livrets à saveur pornographique qui caricaturent des personnages de bande-dessinées et des vedettes célèbres. Il s’agit de bande-dessinées de médiocre qualité, produites et vendues clandestinement entre les années 1920 et 1960, aux États-Unis (ou possiblement à Tijuana, à l’usage des touristes américains, d’où le surnom de Tijuana Bibles). Dans L’industrie culturelle revisitée, T. W. Adorno (1963) considère les arts mineurs, issus du peuple, comme caractéristiques d’une résistance frondeuse qui échappe au contrôle social et dénonce sa récupération par l’industrie culturelle, laquelle se place du côté de l’idéologie dominante et du pouvoir institué. Les Eight Pagers sont issus des arts mineurs en tant qu’ils s’inscrivent dans la tradition des illustrés populaires, débutant avec les xylographies du XVe siècle, vendus par colportage. Ils sont porteurs d’une volonté de tourner en dérision les produits de l’industrie culturelle et de résister aux lois et aux valeurs d’une société puritaine qui en condamne la possession pour obscénité.

La pornographie de masse telle que nous la retrouvons au XXIe siècle ne peut en aucun cas être assimilée aux formes de pornographie que nous venons d’énoncer. L’industrie de la pornographie engendre des revenus annuels de 57 milliards de dollars américains. L’Internet compte 372 millions de pages web à contenu pornographique. Ces chiffres démentent la diffusion confidentielle et illicite de la pornographie à ses origines et démontrent la grande rentabilité des entreprises qui œuvrent dans ce secteur économique. Ces entreprises se positionnent du côté du capitalisme et ne peuvent qu’en supporter l’idéologie. En effet, comme l’ensemble des entreprises médiatiques, l’industrie de la pornographie ne peut être florissante que dans le contexte d’une démocratie libérale reposant sur le système capitaliste, caractérisée par les libertés d’expression et d’entreprise. L’absence de ces libertés ramènerait la pornographie à un phénomène marginal et peu rentable, car la production clandestine est, par définition, limitée. Dès lors, elle devient coûteuse, car incompatible avec les économies d’échelle nécessaires à la génération de profits substantiels.

Selon le fonctionnement de la législation canadienne, l’industrie de la pornographie ne peut être en aucun cas le véhicule de contenus progressistes ou subversifs. D’une part, la recherche du profit propre à une production de masse interdit généralement l’audace, financièrement risquée. D’autre part, la pornographie n’est permise par la loi canadienne que si elle est dédouanée de toute obscénité. La loi considère comme obscène : « toute publication dont une caractéristique dominante est l’exploitation indue des choses sexuelles, ou de choses sexuelles et de l’un quelconque ou plusieurs des sujets suivants, à savoir : le crime, l’horreur, la cruauté et la violence » . Le terme « indue » laisse une large place à l’interprétation. Les juges s’appuient alors sur les valeurs morales de la société et sur ce qu’ils considèrent comme étant son seuil de tolérance en matière de sexualité. Au-delà de la subjectivité évidente de ce seuil de tolérance, il appert que pour demeurer légale, la pornographie se doit d’être à la traîne des mœurs de la société où elle est diffusée. Elle ne peut faire office d’avant-garde ni chercher à transformer ses valeurs morales. Au contraire, elle ne peut que véhiculer un contenu moyen. C’est ainsi que les cinémas spécialisés dans les films pornographiques sont devenus légaux dans les années 1970, suivant la libération sexuelle des années 1960. Qui plus est, l’industrie de la pornographie est vulnérable face au pouvoir institué, car celui-ci peut aisément utiliser l’imprécision des termes de la loi pour exercer un contrôle sur toute entreprise ou tout contenu qu’il juge subversif. Notons que la loi est plus explicite lorsqu’il s’agit de protéger les mineurs. De plus, les mouvements féministes luttent pour la dignité des femmes et tendent à faire redéfinir l’interprétation de la loi en soulignant que la pornographie est préjudiciable aux femmes en ce qu’elle offre des représentations dégradantes de celles-ci et qu’elle les réifie.

Dans L’homme unidimensionnel, Herbert Marcuse dépeint l’art et la poésie comme des éléments subversifs, car ils préservent l’esprit critique, le besoin de libération des dominés, ainsi que la conscience de leur aliénation, laquelle résulte de la répression émanant du pouvoir institué et, indirectement, par le système capitaliste que le pouvoir défend. La sublimation, qui résulte de l’art et la poésie et que Marcuse définit comme une distanciation artistique, est incompatible avec une société massifiée et capitaliste, car celle-ci assimile son contenu antagonique. C’est par leur mise en circulation commerciale que l’art et la poésie subissent une désublimation. L’esprit critique est donc aboli et remplacé par une satisfaction médiatisée.



L’industrie de la pornographie a transformé la sexualité de la même façon que la culture de masse a dénaturé la culture. Si la sexualité était originalement considérée comme une valeur d’usage, elle a été convertie en valeur d’échange, en simple marchandise. Qui plus est, dans la transformation, la sexualité a été dépouillée de son pouvoir subversif, de son pouvoir de résistance face aux normes et aux mœurs telles que définies par l’idéologie dominante et dont la libération sexuelle des années 1960 constitue une illustration. La capacité du système capitaliste à récupérer les idéologies contestataires est à ce titre exemplaire. Marcuse écrit, à propos de la massification de la culture, que « [c]’est en vertu d’une satisfaction matérielle progressive que se sont effectuées la conquête et l’unification des opposés » . Ce qui est vrai pour les contenus médiatiques grand public l’est aussi pour la pornographie.



En faisant de la sexualité une marchandise, la pornographie a également entraîné une redéfinition des rapports sexuels des individus. En effet, si les productions médiatiques sont des constructions sociales et qu’elles influencent les modes de représentation que se font les individus de la réalité, la pornographie s’insère dans la représentation qu’ils se font de l’acte sexuel. Ainsi, nous sommes en droit de penser qu’elle tend à transformer les pratiques sexuelles en transactions commerciales, les dépouillant de toute recherche de réciprocité de la part des partenaires. Ce faisant, elle renforce l’idéologie capitaliste véhiculée par la classe dirigeante en soutenant l’idée que tout est marchandise et que le commerce pourvoit à tous les besoins.



Par le déséquilibre des rapports qu’elle dessine entre les hommes et les femmes, la pornographie renforce également l’idéologie patriarcale et la domination des femmes. Celles-ci sont exclusivement soumises à la satisfaction sexuelle des hommes (les hommes mis en scène et les consommateurs de pornographie) et aux pires dégradations. Les femmes sont systématiquement souillées, maltraitées et humiliées. Certains contenus simulent même le viol, acte de domination par excellence. La réification des femmes et la marchandisation de la sexualité sont telles que les sites pornographiques personnalisent leurs contenus et les classent selon les types de pratiques sexuelles représentées, les parties anatomiques exposées et leurs mensurations, les caractéristiques ethniques, sociologiques, professionnelles, et physiques des participants et les degrés de brutalité et de domination exercés dans leurs relations. Par exemple, un annuaire en ligne, qui recense les sites pornographiques disponibles sur l’Internet, se subdivise en près de 650 rubriques différentes.



Comme nous venons de le voir, l’industrie de la pornographie partage de nombreuses caractéristiques avec les entreprises capitalistes conventionnelles et ses contenus peuvent être envisagés selon les mêmes outils intellectuels que les contenus médiatiques adressés au grand public. Loin de s’en tenir à générer des profits, la pornographie est également le véhicule de l’idéologie dominante de la classe dirigeante. Elle renforce le statu quo au sein de la société. En considération des nombreux effets négatifs que l’on prête à la pornographie, il semble de plus en plus pertinent de l’étudier en tant que phénomène médiatique


lundi 1 février 2010

Petit TOTAL illustré













Comment fabrique-t-on les grandes personnes ?
Tout le monde ne franchit pas le cap de l'enfance. On estime qu'il faut la substantifique moëlle de quatre jeunes garçons pour fabriquer un adulte de taille moyenne. Illustrée ci-dessus, une fabrique de Repentigny.












Comment les liens se créent
Réunis dans un même bassin sous forme de pâte, les enfants de Boucherville apprennent ce qu'est la sociabilité et seront par la suite moulés en un îlot de production, de manière à faire corps et à répondre aux exigences de l'industrie de la nouvelle décennie.
http://sites.google.com/site/lepetittotalillustre/

jeudi 28 janvier 2010

Do your Prime Minister















Ci-dessus: l'actuel premier ministre du Canada, le très honorable Stephen Harper. Ci-dessous: le premier ministre du Québec, M. Jean Charest.













Do your Prime Minister
La collection d'objets sexuels de fantaisie "Do your Prime Minister" est maintenant disponible en magasin. Elle est constituée de gadgets moulés sur les personnalités politiques québécoises et canadiennes de l'heure. Selon Gérard Saint-Jacques, directeur du marketing chez Fantazm©, la collection est née d'une volonté de la part de certains politiciens d'être mieux connus de leurs électeurs.














Ci-dessus: Son Excellence le gouverneur général du Canada Michaëlle Jean.

mercredi 27 janvier 2010

Ce que font vos enfants


Pendant que vous regardiez le Banquier, vous avez oublié de surveiller ce que faisait votre petite fille.

lundi 25 janvier 2010

Cérémonie funèbre


L'éventualité de votre mort prochaine vous angoisse ? Certains élèves de l'école secondaire des Quatre-Vents ont trouvé une façon d'apprivoiser la Faucheuse. En effet, ils ont lancé la mode de l'enterrement graduel. Il s'agit de se faire prélever un organe ou amputer un membre pour assister à son exposition, puis à son enterrement ou à sa crémation. Ainsi, ces adolescentes et adolescents se voient partiellement mourir de leur vivant, ce qui leur permet de faire leur deuil d'eux-mêmes sans pour autant connaître le choc traumatisant d'un trépas total et radical.

Anita, 14 ans, adepte de l'enterrement graduel témoigne: - J'pouvais pu dormir la nuit. C't'ait rendu que j'prenais des somnifères pis toute. À c't'heure, chu calme pis chu pu stressée pantoute. J'voé la mort drette dans les yeux !

Photographie ci-haut: une adolescente arbore fièrement
la cicatrice qu'a laissée l'ablation de son rein gauche,
Ci-dessous: Exposition dudit rein.




vendredi 22 janvier 2010

Un party de Noël qui dérape !

Un party de Noël qui dérape à Ottawa !







Le sénateur O'Bryen, photographié par un client du resto-bar LaBarbaque, surpris en train de consommer son secrétaire particulier.

mardi 19 janvier 2010

Jeu des sept erreurs





Jeu des sept erreurs
Ces deux images ne sont pas tout à fait identiques.
Saurez-vous trouver les sept éléments qui les distinguent ?

lundi 18 janvier 2010

Émission pilote de la nouvelle série Le village des Hallalis




L'émission pilote de la nouvelle série
Le village des Hallalis est maintenant
disponible au grand public !


jeudi 14 janvier 2010

Humeur guerrière - Jeu du jour

Relie les points de 1 à 62 à
l'aide d'un crayon-feutre
pour compléter le dessin.



mardi 12 janvier 2010

AMERICAN DOLL - Concours



Agencez votre couple favori parmi les candidats et les candidates présentés sur ce blog.

Le couple gagnant convolera, grâce à vous, en justes noces sur les plages de Juno, Alaska, pendant dix jours qui s'annoncent torrides.

En participant à ce match parfait, vous courez la chance de gagner une fin de semaine de rêve au Motel 6 de Terrebonne, déjeûners inclus !

jeudi 7 janvier 2010

Ouverture du Journal Total







Le Journal TOTAL est officiellement fondé.
Notre mandat ? Relayer l'information sans jamais créer d'inédit ni de nouveauté. Pas besoin de salle de presse quand on peut copier-coller.

N'oubliez pas de remplir nos sondages et de vous inscrire pour devenir membre.


L'équipe du Journal TOTAL vous souhaite la bienvenue.



Pour visiter le site officiel, cliquez ici